

Depuis les années 1950, l'iode a été diabolisé, victime d'une erreur scientifique régulièrement propagée, et au sein même du corps médical : il serait toxique à partir d’un certain seuil, erroné ... (mais qui malheureusement fait encore autorité).
De puissants intérêts économiques pharmaceutiques, ont probablement nourri cette funeste méprise. Depuis l’affaire du Médiator, le grand public ne sera qu’à moitié surpris ..
En réalité, cet oligo-élément nous est totalement indispensable, non seulement pour le fonctionnement de la thyroïde, mais aussi pour celui du cerveau, du système cardiovasculaire, de l'estomac, de la peau, du pancréas, des organes génitaux, du système immunitaire...
Malheureusement, les carences en iode frappent aujourd'hui une large majorité de la planète. En Europe, la France fait partie des pays les plus touchés. Cette situation obère les capacités d’apprentissage de notre jeunesse, notre productivité, et donc notre richesse collective (PIB).
Que font les autorités sanitaires informées de cette situation depuis au moins 2005 ? (publication d’un volumineux document)
Porté par près de 350 références d'articles scientifiques publiés dans le monde entier, le Dr Vincent Reliquet réhabilite l’iode dans son plein potentiel, avec son livre “Les pouvoirs de l'Iode”. Une voie royale vers la santé et la prévention de maladies telles que le cancer, l'hypothyroïdie, la dépression, est ouverte. Il parle même d’un renouveau de vitalité, parfois spectaculaire, basé sur ses expériences cliniques.
Mon article s’inspire beaucoup de cet ouvrage et de publications ou vidéos américaines.
La carence en iode et l'hypothyroïdie sont des problèmes de santé plus répandus qu'on ne le pense. Pourtant, l'importance de l'iode pour notre organisme est souvent sous-estimée, voire mal comprise. Dans cet article, nous allons explorer les multiples facettes de cet élément crucial et comprendre pourquoi il mérite toute notre attention.
Un oligo-élément injustement diabolisé
Depuis les années 1950, l'iode a mauvaise presse, y compris dans le milieu médical. Il a été considéré comme potentiellement toxique au-delà de certaines doses (150 microgrammes). Cette perception erronée a conduit à une méfiance généralisée envers cet oligo-élément pourtant indispensable à notre santé.
Le public a aussi parfois confondu l’iode utilisée en imagerie médicale (produits de contraste) ou en cardiologie, avec l’iode qu’on trouve dans les aliments ou les compléments. L’éventuel excès sera évacué par les reins sans difficulté (sauf insuffisance rénale grave).
En cas d’accident nucléaire, l’iode radioactif toxique est l’une des premières substances libérées dans l’atmosphère , mais c'est aussi l’iodure de potassium (KI) que nous devons ingerer qui protegera notre tyroïde !
Contrairement aux idées reçues, l'iode n'est pas seulement important pour le fonctionnement de la thyroïde. Il joue un rôle crucial dans de nombreux aspects de notre santé, notamment :
1. Le développement et le fonctionnement du cerveau
2. La santé du système cardiovasculaire
3. Le bon fonctionnement de l'estomac
4. La santé de la peau
5. Le fonctionnement optimal du pancréas
6. La santé des organes reproducteurs
7. Le renforcement du système immunitaire
La carence en iode : un problème mondial
Malheureusement, la carence en iode est un problème qui touche une grande partie de la population mondiale, y compris dans les pays développés. L'Europe, et particulièrement la France, ne sont pas épargnées par ce phénomène.
Il est important de noter que l'absence de goitre (gonflement visible de la thyroïde) ne signifie pas nécessairement que l'on n'est pas carencé en iode. En effet, de nombreuses personnes souffrent de carences légères à modérées sans présenter de signes visibles.
Les régions montagneuses et éloignées des côtes sont particulièrement touchées par ce problème. En effet, l'iode est naturellement présent dans les sols côtiers, mais il est progressivement lessivé par les pluies dans les zones intérieures et montagneuses.
Une carence en iode peut avoir des conséquences graves sur la santé, notamment :
1. Un risque accru d'hypothyroïdie
2. Des troubles du développement cognitif chez les enfants
3. Une fatigue chronique
4. Des problèmes de concentration et de mémoire
5. Un risque accru de certains cancers, notamment du sein
6. Des troubles de la fertilité.
Il est particulièrement important de surveiller l'apport en iode chez les femmes enceintes. Une carence durant la grossesse peut avoir des conséquences graves sur le développement du fœtus, notamment sur son développement cérébral.
Actuellement, l'apport quotidien recommandé en iode est de 150 microgrammes pour un adulte. Cependant, de plus en plus d'experts remettent en question cette recommandation, la jugeant trop basse. Ce Dosage empêche l'apparition de goitres mais ne permet pas de répondre à tous les besoins du corps en iode. La glande thyroïde elle même ne pourra pas fonctionner de maniere optimale. En présence d’une quantité d’iode inadéquate, l’architecture des tissus glandulaires est perturbée et les tissus peuvent devenir kystiques. Si l'apport en iode n'est pas ajuster, le processus peut continuer de degenerer... jusqu'au cancer.
En effet, certaines populations, comme les Japonais, consomment quotidiennement des quantités bien plus importantes d'iode (jusqu'à 30 mg par jour) sans effets néfastes observés. Au contraire, ces populations présentent des taux plus faibles de certaines maladies, notamment de cancers du sein.
De 10 à 20 mg serait un bon étiage, sauf pour des personnes souffrant d'insuffisances rénales graves ou d’hypertensions. En cas de doute, consultez votre médecin. 25 mg est le dosage quotidien retenu par le Dr Brownstein.
De plus, des études ont montré que des apports plus élevés en iode pourraient avoir des effets bénéfiques sur la fonction cognitive. Certains chercheurs estiment qu'une supplémentation adéquate en iode pendant la grossesse pourrait augmenter le QI des enfants de 20 points.
L'un des problèmes majeurs auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui est la présence de nombreux perturbateurs endocriniens dans notre environnement. Ces substances peuvent interférer avec l'absorption et l'utilisation de l'iode par notre organisme.
Parmi ces perturbateurs, on trouve notamment :
1. Le brome : présent dans de nombreux produits retardateurs de flamme, cosmétiques et même certains médicaments. Dans l'alimentation avec le contact des emballages, les résidus de pesticides ..
2. Le fluor : présent dans l'eau potable, les dentifrices et certains médicaments.
3. Les perchlorates : des contaminants environnementaux présents dans certaines eaux et aliments.
Ces substances peuvent occuper les récepteurs normalement destinés à l'iode, créant ainsi une "soupe toxique" qui perturbe le fonctionnement normal de notre organisme et interfère dans l’utilisation de l’iode par nos cellules.
Un apport suffisant en iode va permettre une détoxification de ces métaux lourds, perturbateurs endocriniens, parfois avec des symptômes désagréables mais transitoires de détoxification . Un professionnel de santé averti pourra vous indiquer le protocole de détox à suivre (un protocole simple avec du sel gris non raffiné)
Face à ces constats, il est légitime de se demander comment améliorer son statut en iode. Voici quelques pistes
Les sources alimentaires d'iode incluent les produits de la mer (poissons, crustacés, et surtout algues), les produits laitiers et les œufs. Cependant, il est important de noter que la teneur en iode de ces aliments peut varier considérablement en fonction de leur provenance et de leur mode de production.
Nous devons savoir que certains aliments contrarient l'absorbtion de l'iode - ils sont dit "goitrogènes" - Il s'agit des crucifères comme le choux ou encore le soja. Sachons les consommer avec mesure et à propos.
Bien que l'utilisation de sel iodé soit une stratégie répandue pour lutter contre les carences en iode, son efficacité est limitée. En effet, l'iode présent dans le sel peut se dissiper rapidement, surtout si le sel est chauffé ou stocké pendant une longue période.
En résumé, c’est une fausse bonne idée !
Pour ceux qui pensent être carencés en iode ou qui souhaitent optimiser leur apport, une supplémentation peut être envisagée. Cependant, il est préférable de le faire sous supervision médicale. Parmi les options de supplémentation, on trouve :
- La solution de Lugol : un liquide à base d'iode et d'iodure de potassium. Cette solution a ma préférence ; elle est à un faible coût et n’expose pas à des additifs controversés. Enfin elle permet de trouver facilement des dosages adaptés.
Le Lugol du laboratoire Nutrined, est présent sur Simplycure,
- L'Iodoral : un complément alimentaire sous forme de comprimés
- L'Iodex : une alternative à l'Iodoral
Contre-indication : insuffisance rénale grave
L'absorption et l'utilisation optimale de l'iode par notre organisme dépendent de plusieurs cofacteurs. Il est donc important de veiller à un apport suffisant en :
- Sélénium (2 noix du Brésil/jour suffisent)
- Fer (foie d’agneau, lentilles + Vit C)
- Vitamine A (beurre …)
- Vitamine D (exposition au soleil suffisante, sans écran UV)
- Magnésium (laitue de mer, chocolat noir, etc.)
Ces nutriments jouent un rôle crucial dans le métabolisme de l'iode et le bon fonctionnement de la thyroïde.
Si besoin, prenez des compléments de qualité à prix réduits ! (cliquez sur le lien) Avec l’aide d’un professionnel de préférence.
Dans la mesure du possible, il est recommandé de limiter son exposition aux substances qui peuvent interférer avec le métabolisme de l'iode. Cela peut inclure :
- Choisir des produits cosmétiques et ménagers sans brome ni fluor, éliminer certains dentifrices
- Filtrer l'eau de boisson pour éliminer les contaminants
- Opter pour des aliments biologiques pour limiter l'exposition.
Il est important de souligner que les symptômes d'une carence en iode ou d'une hypothyroïdie peuvent être subtils et variés. De plus, les tests sanguins standard (comme la TSH) ne reflètent pas toujours avec précision le statut en iode d'une personne ou même la production des hormones thyroïdiennes.
Pour un diagnostic plus précis, il peut être utile de demander un dosage de l'iode urinaire sur 24 heures ou au moins celle du matin. Ce test donne une image des réserves en iode de l'organisme. Depuis peu, d'autres methodes d'investigation sont actuellement proposées comme le “iodine-loading test”, au moins en amérique du nord.
L'iode est un nutriment essentiel dont l'importance a trop longtemps été sous-estimée. Une carence en iode peut avoir des conséquences graves sur notre santé, allant bien au-delà des simples problèmes thyroïdiens.
Les carences en iode sont corrélées au développement du cancer du sein, comme nous le montrent les japonaises, qui souffrent bien moins de cette maladie que leurs compatriotes installées en Amérique.
La différence provient de la consommation d’algue et donc d’iode des unes, qui ont gardé leur nourriture traditionnelle et les autres, occidentalisées.
Face à l'omniprésence des perturbateurs endocriniens dans notre environnement et à la prévalence des carences en iode, il est crucial de prêter une attention particulière à notre statut en iode. Que ce soit par l'alimentation ou par une supplémentation. Veiller à un apport suffisant en iode peut avoir des effets bénéfiques considérables sur notre santé globale. Les femmes ont des besoins supérieurs aux hommes, par leurs organes mammaires.
Cependant, il est préférable de consulter un professionnel de santé avant d'entreprendre une supplémentation. Mais peu encore, malheureusement, connaissent les vrais besoins du corps en iode, qui dépassent ceux de la thyroïde .(le cerveau, le cœur, la peau, pancréas, organes génitaux, les seins, le système immunitaire...)
En prenant soin de notre statut en iode, nous investissons non seulement dans notre santé actuelle, mais aussi dans celle des générations futures. Une bonne alimentation globale renforcera les bienfaits d'un bon statut en iode.
Il est temps de redonner à cet oligo-élément essentiel la place qu'il mérite dans notre approche de la santé et du bien-être. Il joue un rôle important dans les capacités cérébrales du jeune enfant et donc ses apprentissages.
Il est essentiel que les femmes enceintes et allaitantes aient un apport suffisant en iode.
Le message du Dr David Brownstein est clair : l'iode n'est pas seulement un nutriment pour la thyroïde, mais un élément essentiel pour la santé globale, jouant un rôle crucial dans la prévention et le traitement de nombreuses maladies modernes.
Patrice ALBERT
Attention : Ces conseils ne remplacent pas une consultation médicale
Vous trouverez sur ce blog, le meilleur de la santé, fondé sur la connaissance et mon expérience de Thérapeute de plus de 25 ans.
Le but est d'optimiser la santé de chacun, et de rester ouvert sur l'évolution de la science et des connaissances.
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